Histoire

Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 13:21

Je déteste l'Europe telle que nous l'avons faite. Nous nous croyons supérieurs à nos anciens mais nous faisons les mêmes erreurs, nous reproduisons ...

 

voici un extrait de Wikipédia qui parle ... de la chute de l'Europe au Vème Siècle :

 

Effondrement du système financier

Au Ve siècle, le système financier marche mal dans l’Empire romain d'Occident. Les mines, poissons des rivières, sols et forêts sont des ressources en déclin, les dépenses croissantes (notamment pour les guerres et la protection des frontières) ont ruiné de nombreux contribuables. Lors du Bas-Empire, la généralisation de l’étatisme s'est accompagnée de dépenses publiques en hausse continuelle. La pression fiscale exercée sur les propriétaires entraîne la diminution du rendement des petits domaines, voire la désertion de leurs terres par les petits propriétaires qui se placent sous la protection d’un riche terrien ou rejoignent les bandes de Bagaudes.

L’état a confié la perception aux administrations municipales (curies), qui pour faire rentrer l’impôt, procèdent avec une impitoyable dureté. Les contribuables qui ne paient pas sont jetés en prison, frappés de verges, vendus comme esclaves, voire condamnés à mort (sous Valentinien Ier). On confisque leurs biens. Devant l’échec des curiales à faire rentrer l’impôt, l’État se retourne contre eux. Ils cherchent à fuir les responsabilités des fonctions municipales, se cachent, se réfugient au « désert » (dans les forêts ou zones inhabitées), dans l’armée, l’administration ou l’Église. Le pouvoir central, pour les maintenir à leur poste, leur fait la chasse : interdiction aux curiales d’entrer dans l’armée ou dans l’administration, de se faire tabellions, fabricants d’armes, avocats, de se retirer à la campagne sous peine de confiscation de leurs biens ruraux, perquisitions dans les couvents. Leurs biens sont saisis et affectés en garantie à l’entrée normale des impôts.

L’État cherche à augmenter l’effectif des curiales en recrutant tous ceux qui possèdent le cens requis par la loi, ceux qui ont recueilli des biens provenant de curiales (héritage, legs, fidéicommis, donations), ceux qui exerçant certaines professions semblent qualifiés pour les fonctions de curiales, ceux qui ont quitté leur cité d’origine pour en éluder les charges et certaines catégories de condamnés, comme les fils de soldats qui se mutilent pour échapper au service militaire.

 

Que dire de plus ?  ... transposée 16 siècles plus tard ... c'est toujours la même chose !

Par Mirabelle - Publié dans : Histoire - Communauté : Humanisme
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 16:18
Didier Goux a lancé il y a quelques temps, une chaîne à succès nous invitant à nous propulser dans le passé ... L'Hérétique et Thierry me proposent en choeur d'y participer, sans même utiliser de machine à remonter le temps, puisqu'elle n'existe pas, mais avec mon coeur,  simplement avec mon coeur ...

Ma démarche préliminaire serait cependant d'aller à la rencontre de Jules Verne, histoire de voir s'il ne pourrait pas nous l'inventer pour de bon, cette machine ...

Une fois la machine en route, c'est sans hésitation à ma grand-mère que j'irai rendre une petite visite... elle me manque tant  que je ne suis pas certaine qu'après cette rencontre j'aurais envie de revenir ...

(décembre 1962)Scan Pic0001
Je crois bien que je pourrais retrouver près d'elle mon père, qui fut, le temps de mon enfance, mon Dieu...

papa tuileries juin 1963 (Jardin des Tuileries, Juin 1963)


...et toute cette famille que je retrouverais dans l'atelier de peintre de mon arrière-grand-père à Roubaix ... dans cette maison où je me souviens qu'on entrait par une cour pavée, avec une fontaine, où on m'a lavé les mains et ma sucette, après m'être foutue par terre, dans ces années 60 où j'étais toute petiote mais dont je me souviens comme si c'était hier...  Je n'y suis allée qu'une fois mais cela a imprégné toute ma vie.

Peut être aurais-je le courage de reprendre mes esprits et d'aller prendre quelques conseils juridico-politiques auprès de Polybe, Ciceron et de Montesquieu, à qui je ne manquerais pas de demander ce qu'il pense de la séparation des pouvoirs aujourd'hui ... hum ...

Jésus ? Bouddha ?... oui, j'y ai bien pensé, mais il faut s'en garder un peu pour la fin, non ? Ces deux là, on est à près sûr de les retrouver le moment venu ... on ne peut pas déchiffer tous les mystères ici-bas ... L'Atlantide m'aurait également tentée ... mais ça fait vraiment loin !
http://lecheminsouslesbuis.files.wordpress.com/2009/09/atlantide_ile.jpg
Cependant, pour apaiser l'histoire de France, peut-être oserais-je me faire introduire auprès de Philippe Le Bel ? Mais ceci serait une autre histoire ...
http://4.bp.blogspot.com/_64zV9TZekoY/StREHB8tgQI/AAAAAAAAHSo/PioToCp5LQo/s400/super05.jpg
Par Mirabelle - Publié dans : Histoire - Communauté : Humanisme
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 19:42
Les grecs ont toujours été fiers de proclamer leur obéissance aux lois, support et garantes de toute leur vie politique, car émanant d'eux-mêmes en tant de réflexion élaborée en commun.

La loi en Grèce est le symbole de la liberté. Elle est vénérée et doit être protégée. C'est par elles que la Cité se maintient et que la vie sociale est possible.

A la fin du Principat de Périclès, deux crises frappent Athènes. La première, très violente, déclanchée par la guerre du Péloponnèse et qui aboutit à un contrôle par Sparte, la seconde, plus profonde, radicalise le système politique en mettant en cause la démocratie elle-même.

A ce moment, la réflexion philosophique et l'analyse sophistique qui débouchaient sur l'opposition de la loi et de la nature, étaient exploitée par tous ceux qui tendaient à s'affranchir des lois.

Ainsi, après cette défaite militaire, les procès en empiété se multiplient, l'opinion publique attribuant aux penseurs, la responsabilité de cet échec et incapable de distinguer entre la propagande des sophistes les leçons socratiques, Socrate est accusé de ne pas croire aux dieux de la cité et de corrompre la jeunesse. En 399, il est jeté dans un procès en impiété, en fait procès politique, puisque l'impiété est considérée à Athènes comme un crime d'Etat aussi grave que la trahison.

On lui reproche également de pourfendre le tirage au sort, l'incompétence des assemblées populaires, l'ignorance des hommes d'Etat, le règne du bavardage et de la flatterie.

Ces accusations exprimaient la haine d'une partie des démocrates au pouvoir auxquels Socrate reprochait de ne pas vivre selon les valeurs qu'ils avaient eux-mêmes proclamées et de gouverner par la flatterie.

Condamné à boire la cigüe, un ami lui propose d'échapper à la mort en s'évadant de prison. Socrate procède alors à l'examen rationnel de cette proposition. Si la fuite est juste, il fuira, si elle ne l'est pas, il restera en prison et acceptera sa punition.

Examinant le point de vue des lois, il relève qu'elles posent le principe de l'existence d'un contrat entre elles et les citoyens d'Athènes, auquel les citoyens ont la liberté d'adhérer, ce qu'il a fait. Certes, le contrat est inégal mais il est toujours possible d'y renoncer.

En acceptant la protection des lois de la cité, le citoyen doit en contre-partie se soumettre à leur commandement sans jamais pouvoir se faire justice à lui-même en décidant de sélectionner celles qui lui conviennent et les autres.  D'autre part, bénéficiant du régime démocratique, le citoyen est aussi l'auteur de ses propres lois, son devoir étant alors de convaincre ou de se conformer, en tant que participant.

C'est en parfaite connaissance de cause que le citoyen adhère, et de manière catégorique, les lois affirment " Si tu n'es pas satisfait, tu es libre de nous quitter" ... or, Socrate a largement adhéré car vivre dans une cité que l'on peut quitter librement mais dans laquelle on reste équivaut à accepter tacitement d'obéir à ses lois.

Et Socrate, plus que tout autre citoyen d' Athènes a particulièrement marqué son attachement à la Cité, ayant choisi d'y vivre, d'y élever ses enfants, refusant dans sa plaidoirie l'exil pour préférer la mort. Tout ceci montre la puissance du lien contractuel qui l'unit aux lois de la cité, à lui donc de manifester son obéissance à leurs prescriptions et de n'être pas ingrat.

Car violer la loi c'est se rendre coupable envers elles de projeter leur perte, elle fait courir le risque de voir anéanti tout le système juridique sur lequel repose la Cité, c'est en quelque sorte les condamner elles aussi à mort.

" Comment l'Etat pourrait-il continuer à exister et n'être pas de fond en comble renversé si les jugements qui y sont rendus sont sans aucune force, et qu'au contraire, par la simple volonté d'un particulier, ils perdent toute autorité ..."

Dans tous les cas, insiste-t-il, l'individu a l'obligation de subir la punition prescrite par l'Etat, même si elle est injuste. Il n'est jamais juste de commettre un acte injuste en réponse à une injustice. Battant ainsi en brêche la Loi du Talion, admise à l'époque.

"Qu'est ce donc que la sagesse si tu ne sais pas que la patrie est plus précieuse, plus respectable, plus sacrée qu'une mère, qu'un père et que tous les ancêtres, et qu'elle tient le plus haut rang chez les Dieux et chez les hommes censés ?"  poursuit-il.

Ainsi, Socrate, accepte de se sacrifier plutôt que de les enfreindre.  L'ordre de la Cité n'est qu'une partie de l'ordre général du Cosmos que le Sage s'applique à connaître pour agir rationnellement. Et le Sage s'y tient fermement, devrait-il encourir la mort.

Acceptant son sort, Socrate se fait martyr et sait qu'il prolongera ainsi sa pensée et son enseignement. Sa mort est un dernier défi, une dernière expression.

Vous retrouverez le billet de notre ami l'Hérétique ici
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 00:04

On considère généralement que la classification des régimes est commandée par la détermination du meilleur, question centrale de l’Antiquité, car il importait de bien choisir sa cité.

Hérodote, déjà, avait rapporté un débat sur la meilleure forme de gouvernement à instaurer. Dans ce texte, apparaissait une classification des régimes qui divisait traditionnellement les constitutions en monarchie, aristocratie et démocratie.

Reprenant cette classification, Aristote distingue six formes de gouvernements: les trois formes droites: monarchie, aristocratie, politie, auxquelles il ajoute trois formes déviées correspondantes: tyrannie, oligarchie, démocratie.

Cette classification est particulièrement développée et mise en valeur par Polybe et sera maintenue dans l’époque moderne avec cependant des variantes et aménagements.

Pour expliquer le système politique romain et prévoir l’avenir de Rome, Polybe reprend deux approches théoriques d’origine grecque.

La première, qui est la théorie de l’anacyclosis, règle en principe le problème de la succession des régimes en soutenant que la vie politique suit un processus cyclique qui utilise outre les trois régimes fondamentaux, trois autres régimes qui sont les formes dégénérées des premiers qui alternent dans l’histoire avec eux, et dont l’ordre est fixe. Ainsi, en prologue au cycle, la force brute établit une sorte primitive de royauté qui devient peu à peu monarchie, mais qui dégénère tôt ou tard en tyrannie, puis est remplacée par l’aristocratie qui dégénère à son tour en oligarchie qui est alors remplacée par la démocratie. Celle-ci dégénère en une période d’anarchie marquée par le pouvoir de la rue qui sera suivie par une nouvelle émergence de la monarchie primitive, et le cycle reprend.

Puis, Polybe complète cette première loi naturelle, d’une deuxième théorie qui assimile les régimes politiques à des organismes vivants qui supposent naissance, croissance, apogée, déclin et mort.

Ces conceptions sont largement reprises par Machiavel, qui évoque la classification classique tripartite: monarchie, aristocratie, démocratie, sous les noms de principato, ottimati, et populare. Là, il accole à ces trois types de régimes réputés bons quand ils sont dans leur juste milieu et qu’ils procèdent au gouvernement par l’usage des lois, les régimes corrompus qui leur correspondent: la tyrannie, l’oppression de quelques-uns, l’anarchie née de la licence de tous, et, à son tour conclut à l’existence d’un cycle politique naturel, l’ascension étant toujours suivie d’une phase de décadence, la cité des hommes ayant, comme tout être vivant, une naissance, un âge adulte, une sénescence et une mort.

Sa méthode est qualifiée de scientifique et inductive car elle s’appuie sur l’expérience. Son originalité par rapport aux Anciens est qu’il fonde son analyse sur les comportements humains: «  Les affaires du monde sont conduites par des hommes qui sont toujours motivés par les mêmes passions qui engendrent les mêmes types de solutions et de résultats ». Ainsi, la décadence ou le renouvellement de la cité résulte aussi du comportement de ses membres, de sorte que les hommes ont une influence sur l’histoire.

Ainsi, la théorie de l’anacyclosis devient chez Machiavel il cerchio, et un Etat tournerait indéfiniment dans ce cercle de régimes, s’il ne lui arrivait pas - et c’est là la différence d’avec Polybe - de s’affaiblir au cours de ce cheminement circulaire, au point de devenir la proie d’un voisin plus puissant.

Ainsi, comme le résume Pierre Mesnard dans son livre: L’essor de la philosophie politique au XVIème siècle - Vrin - 1952 , Les Etats qui ont établi leur pouvoir conformément à l’une des trois formes primitives sont soumis en définitive à trois ébranlements combinés:

- le mouvement propre à leur régime, du mode sain au mode corrompu, qui fait tendre la monarchie vers la tyrannie, l’aristocratie à l’oligarchie et l’Etat populaire à la confusion.

- la grande révolution cyclique des trois formes fondamentales de gouvernement, par laquelle monarchie, aristocratie démocratie se succèdent tour à tour. Ces deux mouvements ont pour résultat un affaiblissement progressif de la cité, une dégradation de l’énergie politique, qui met ces nations en état de moindre résistance.

- c’est alors que se produit le troisième ébranlement qui pose le point final à l’histoire du pays comme gouvernement autonome: l’attraction de l’Etat sain à l’égard des Etats malades ou corrompus et la conquête de ces derniers par le voisin bien portant.

 

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 13:11
Notre ami Spaulding me tague sur la chaîne de la révolution ... je suis hyper flemmarde en ce moment ... alors je vais répondre très simplement par une citation de mon poète préféré :

"Les grandes révolutions naissent des petites misères comme les grands fleuves des petits ruisseaux."
Victor Hugo - 1802-1885 - Choses vues

mais également à propos :

"Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions."
Claude Tillier - 1801-1844 - Mon oncle Benjamin - 1843

Espérons simplement qu'à force d'en faire ou d'en phantasmer, les français cessent un peu de tourner en rond ... et que de révolution ( en physique : mouvement circulaire complet), on puisse parler d'évolution ... puisque d'après Jean Jaurès - (1859-1914) "Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience."

La conscience devrait alors nous amener à une révolution non violente ... là ce serait une sacrée évolution !
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 12:22
Travailler plus pour gagner plus ... mon oeil ! encore faudrait-il d'ailleurs qu'il y ait du travail ! Cependant, il existe un autre moyen pour faire bosser plus ceux qui ont déjà du boulot et faire cesser les débats sur la laïcité et sur le travail du dimanche : restaurer le calendrier républicain !

Je ne plaisante qu'à moitié ! Le calendrier révolutionnaire français ou calendrier républicain ne divise pas l'année en semaines mais en 12 mois divisés eux-mêmes en trois décades de 10 jours dont le dernier est jour de repos. Ce calendrier fut très impopulaire car au lieu de 6 jours travaillés entre chaque dimanche, il instaurait donc 9 jours de travail entre chaque jour de repos ! Cela serait un compromis entre les "pour" et les "contre" du travail dominical, et pourrait être créateur d'emplois si l'on s'entend sur une base horaire !

Ce calendrier trouvait son origine dans le mouvement de déchristianisation déclenché par la Révolution Française, il fut mis en application par le Décret de la Convention du 24 Octobre 1793, abolit le 1er Janvier 1806, et à nouveau utilisé par la Commune de Paris en 1871.

L'année commençait à l'équinoxe d'automne (22 septembre), elle comportait 12 mois de 30 jours plus 5 jours supplémentaires consacrés à la célébration de fêtes républicaines : les sans-culottides: le jour de la vertu, le jour du génie, le jour du travail, le jour de l'opinion, le jour des récompenses et pour les années bissextiles : le jour de la Révolution.

Le nom des mois sont attribués par le poète Fabre d'Eglantine, et à chaque jour au lieu du nom d'un saint est affecté le nom d'un produit agricole, d'une plante, d'un animal ou d'un outil.

Ce calendrier visait à réformer la société jusque dans ses références au temps et à l'espace. Contre la superstition et le fanatisme, le dimanche, les saints, les fêtes chrétiennes étaient abolies au nom de la raison, la science, la nature, la poésie, l'idéologie et l'utopie. 

http://www.louisg.net/C_republicain.htm

http://www.gefrance.com/calrep/

http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=3093

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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 05:55

Noël vient du latin Natalis (dies). C'est (le jour) natal...qui représentait l'anniversaire de la naissance du Sol Invictus (le Soleil Invaincu).

Cette fête avait lieu le jour du solstice d'hiver : c'est en effet à partir de cette date que les jours se rallongent : le soleil renaît...

Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons.

Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres durant lesquelles le jour durait moins longtemps, mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.


Dans la Rome antique, les citoyens fêtaient les Saturnales : d'abord du 17 au 21 décembre, puis plus tard du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.

À partir du règne d'Aurélien (270-275), les Romains fêtent officiellement le Sol Invictus . En 274, Aurélien inaugure le Temple du Soleil. Construit sur le Champ de Mars, décoré du butin ramené de Palmyre, le temple est desservi par le collège des prêtres du Soleil, choisis parmi les sénateurs.


Ce culte reprend des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra venu de Perse, s'est répandu aux IVe et IIIe siècles av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d'un taureau, le Sol Invictus correspondant à la naissance du jeune dieu solaire, qui était censé surgir d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un enfant nouveau-né.


Les premiers chrétiens ne fêtaient pas la naissance de Jésus-Christ comme le font les chrétiens d'aujourd'hui. Il a fallu attendre plus de 3 siècles pour que Noël devienne une fête religieuse officielle et encore 2 siècles pour que cette fête soit généralisée.

Cette fête du Soleil Invaincu fut  "récupérée" par l'Eglise, qui estimait que le petit Jésus était aussi le Christ Soleil...

En 354, le Pape Libérius instaure la date de la naissance du Christ au 25 décembre, jour où la Rome païenne célèbre la naissance de Mithra, dieu perse de la lumière dans l'ancienne religion iranienne.

Ainsi nous fêtons  deux fois Noël : Le Noël solaire le 21 décembre, et le Noël chrétien le 25 décembre.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/25_d%C3%A9cembre

http://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%ABl

http://www.lexilogos.com/calendrier_noel.htm

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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 08:28

Olympe de Gouges (1748-1793)



"La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune"





Louise Michel (1830 - 1905)


" Sans l'autorité d'un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L'autorité d'un seul, c'est un crime"


" La tâche des instituteurs, ces obscurs soldats de la civilisation, est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter"


" Tout plébiscite, grâce à l'apeurement, à l'ignorance, donne toujours la majorité contre le droit, c'est-à-dire au gouvernement qui l'invoque"



Rosa Luxembourg (1871-1919)


"Nous assistons à l'effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour. Ce qui est le plus surprenant, c'est que la plupart des gens ne s'en aperçoivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme"


"La tâche historique qui incombe au prolétariat, une fois au pouvoir, c'est de créer, à la place de la démocratie bourgeoise, la démocratie socialiste, et non pas de supprimer toute démocratie"


"La tendance du capitalisme aux expansions soudaines constitue l'élément le plus important, le trait le plus remarquable de l'évolution moderne ; en fait l'expansion accompagne toute la carrière historique du capital, elle a pris dans sa phase finale actuelle, l'impérialisme une énergie si impétueuse qu'elle met en question toute l'existence civilisée de l'humanité"


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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 15:53

Saint Just :

« Les malheureux sont les puissances de la Terre. Ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent. » 
« La tragédie, aujourd'hui, c'est la politique... »
« Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que creuser un tombeau. » 
« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »

Robespierre :

« La loi est-elle l'expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. »

« Je ne suis point le défenseur du peuple ; jamais je n'ai prétendu à ce titre fastueux ; je suis du peuple, je n'ai jamais été que cela, je ne veux être que cela ; je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus. »
« Citoyens, vouliez-vous une révolution sans révolution ? »

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs"


Danton :


"Pour vaincre ses ennemis, que faut-il ? De l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace !"

"Que la pique du peuple brise le sceptre des rois"

"Une nation se sauve, elle ne se venge pas."

 

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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 14:26

Discours à l'Assemblée nationale législative, le 9 juillet 1849

Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.

Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu’où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver.

Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé !

Victor Hugo

Par mirabelle - Publié dans : Histoire - Communauté : Femmes Engagées
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