Je ne suis pas une spécialiste du droit privé, mais lors de mes
études de droit, s'il y a bien un sujet que je trouvais totalement invraisemblable était
Si les femmes, grâce à la fameuse déclaration d'
accouchement sous
X, sont autorisées non seulement à ne pas assumer leur enfant mais également à le couper définitivement de toutes ses racines, les hommes quant à eux ,se trouvent dans la
situation inverse de ne jamais pouvoir se défausser, par les différentes procédures en reconnaissance de paternité qui vont de la présomption à la recherche en reconnaissance, par le biais
notamment des tests A.D.N.
Pour protéger les femmes et limiter les avortements, on leur a offert l'anonymat, alors que
le père, lui, se retrouve systématiquement obligé... soit à
reconnaître un enfant qu'il a ou pas voulu, soit à y renoncer qu'il le veuille ou non parce qu'il se voit imposer la décision de la mère d'abandonner l'enfant.
En 2006, la Cour de Cassation est revenue sur cette discrimination, autorisant ainsi un père qui avait
préalablement à l'accouchement sous X, reconnu
l'enfant, de l'élever ... celui-ci a eu de la chance,
il était informé ! Tous les pères ne le sont pas !
Aujourd'hui, le mur semble continuer de se fissurer avec
la décision d'un magistrat d'autoriser des
grand-parents à prouver leur filiation avec un enfant, mais cependant, cette autorisation est fondée sur le fait qu'ils avaient pu voir cet enfant ... donc eux aussi avaient la chance d'être
informés.
Les magistrats ou le droit devront évoluer, de la
discrimination Homme/Femme qui voudrait qu'un homme soit toujours obligé et la femme jamais, on en
crée une nouvelle entre les
informés et les non-informés.
Dans ces disputes d'adultes, a-t-on pensé à
l'intérêt de l'enfant ? ... ce n'est pas certain, les adultes s'accommodent encore comme des
contorsionnistes du droit sans avoir eu le courage d'aborder le fond : peut-on priver un enfant de ses racines maternelles et paternelles parce que maman a mal géré sa contraception ou son cycle
???
Ensuite, si on admet qu'une femme puisse refuser sa maternité, dans ce cas pourquoi cette autorisation ne s'étendrait pas au père qui ne voudrait absolument pas entendre parler d'un enfant,
laissant ainsi à égalité les parents face à leur conscience.
Cette faculté d'accouchement qui date de l'époque où les progrès de la médecine n'avaient pas encore permis aux femmes de bénéficier de bons moyens de contraception ni même de la possibilité
d'avorter proprement ne devrait plus aujourd'hui être permise en l'état.
Il y a des moments où le droit semble vraiment à la traîne des moeurs ...
quand je pense que les femmes ont voulu l'égalité !!! et oui, in fine, tu as bien raison, ce sont encore les enfants qui trinquent !
Merci du fou rire
@Mira jolie,
Voili voila voilou, la preuve.
J'aime ton billet car en l'état actuel ne rien faire à ce sujet, contribue à déresponsabiliser les femmes, à les considérer toujours comme "mineures".
Ton avant dernier paragraphe est donc parfaitement pertinent.
Gbises