Lundi 18 février 2008
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09:36
Gilles Artigues lors de son allocution à la convention municipale du Modem, ce 10 février dernier ( vous étiez au courant ? moi non ... comme quoi l'info ne
passe pas si bien que cela ...) a déclaré : 'les listes autonomes sont la seule façon de faire exister notre mouvement démocrate" et c'est certain, il n'a pas tord. Seulement
... les instances parisiennes s'en sont-elles donné les moyens ?
En investissant de nombreux caciques de l'ancienne UDF, qui parfois même ont fait campagne pour la majorité présidentielle lors des dernières élections, comment l'électeur
et le militant peuvent-ils se retrouver dans ce charivari ?
Suspendre aujourd'hui des "dissidents" modem qui s'allient dès le premier tour sur d'autres listes se comprendrait aisément si ceux là même qui viennent d'être investis n'avaient pas fait
exactement la même chose auparavant !
Cette profonde hypocrisie met à mal le discours humaniste de François Bayrou, et va sans aucun doute lui faire perdre tant de ses adhérents que de son électorat. Et c'est bien dommage !
Nous avons besoin d'un parti STRUC-TU-RE ! Nous avons besoin de fédérations en état de marche avec des règles établies à l'avance, nous avons besoin d'instances parisiennes qui acceptent de
fonctionner avec les statuts du Modem et non pas ceux de l'UDF, car il faut aujourd'hui savoir que toutes les suspensions ou exclusions l'ont été sur la base de statuts devenus caduques depuis
Villepinte!
Certes, nos nouveaux statuts sont actuellement encore une coquille vide, puisqu'il est prévu que les fédérations s'organisent librement (bonjour le chaos) ... et que nous ne connaissons pas
le règlement intérieur dont elles dépendent.
Mais c'est seulement à cette condition que nous serons alors en état de marche et capable de remporter des élections. Aucun parti n'a jamais remporté quoi que ce
soit sans un minimum de structures, et pour prendre l'exemple de l'UMP super structuré, ou du PS certes archaïque mais qui réussit à se maintenir grâce précisément à son organisation militante et
de réseaux, nous ne resterons que de piètres amateurs sans cet effort qu'aujourd'hui beaucoup réclament avec vigueur. A ce moment là, et à ce moment là seulement, nous n'auront plus de leçon à
recevoir, nous pourrons démontrer notre cohésion et notre cohérence, et partir aux élections en ordre de marche en étant crédible et non plus dans la dispersion la plus totale.
Et pour parodier Gavroche : "j'suis tombé par terre, c'est la faute aux statuts, j'suis tombé dans le ruisseau c'est la faute aux instances parisiennes " ...
Ces élections municipales vont être un test impitoyable pour beaucoup, de tout mon coeur je leur souhaite bonne chance, en espérant que cette leçon passée, nous saurons alors en tirer toutes les
conclusions pour que notre mouvement puisse devenir ce qu'il mérite d'être.
Par mirabelle
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Publié dans : Elections
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