Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 16:38

http://www.asphoto.fr/wp-content/uploads/2009/11/Bouquet-de-muguet.JPG

 

Brrr ... il ne fait pas chaud, ici en Normandie ... le ciel est gris... mais je vous souhaite beaucoup de bonheur ...

 

 

 

Par Mirabelle - Publié dans : Fêtes - Communauté : Humanisme
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 18:45

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/feecrapaud.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Le crapaud du marais a décidé de regarder les étoiles, et comme à son habitude, non seulement il bave mais en plus il éclabousse ses potes en les faisant participer à une chaîne "plus nulle qu'elle tu meurs" ...  Bref bref, je suis donc invitée à répondre à quelques questions gadgets sur un sujet qui n'en demandait pas tant : la religion ... mais comme chacun le sait, le spirituel , même si c'est un sujet sérieux, se veut être plein d'humour.

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1ère question : Voteriez vous pour Dieu s'il se présentait à la présidentielle ?

C'est déjà fait, c'était en 1981 ... "Dieu" a été élu ...

2ème question : Jésus se présente à votre porte, il est

a. Avec des chaussures de ville b. une paire de All Stars c. Pieds Nus d. Autre, Précisez.

S'il est à ma porte, c'est que je suis en train de rendre mes billes, donc je ne suis pas en état de voir et je m'en fous pas mal du moment qu'il m'aide à passer de l'autre côté dans la douceur et la lumière ...

3. Comment éviter que l'église catholique ne se radicalise devant tant d'attaques ?

En priant pour elle...

 

4. Si Lucifer était une personne, à qui ressemblerait-il ?

J'avais déjà fait quelques articles à ce sujet ! au choix du lecteur : celui-ci ou celui-là

 

Bien, très diaboliquement je vais refiler la patate flambée à notre Luciole, JF et  Françoise

Par Mirabelle - Publié dans : Humour - Communauté : Humanisme
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 11:50

plan2petit

 

 

Du 2 au 9 Juillet 2010 se tiendra à Cerisy, dans la Manche, un colloque intitulé : "Ce que nous savons des animaux" avec un programme scientifique particulièrement intéressant que cous trouverez  ici.

 

"La rencontre s’organisera autour des animaux qui produisent et que produisent, cette multiplicité de pratiques de ceux qui sont amenés à bien connaître les animaux pour avoir  travaillé avec eux, savoirs enfin que l’anthropologie ou la sociologie apportent sur les pratiques des uns et des autres. Un trait les réunit: sauvages, domestiques ou familiers, ce sont des animaux qui mettent des gens au travail ; ce sont les animaux des éleveurs, des dresseurs et des animaliers de laboratoire ; ceux que les scientifiques interrogent sur leurs capacités sociales et cognitives ou leur "bien-être" ; les animaux des sociologues, des anthropologues ou des philosophes, quand ces derniers s’intéressent à la manière dont on les protège, dont on fait société, ou dont on vit (ou pourrait vivre), autrement, avec eux. En somme, des animaux qui, pour de multiples raisons, nous importent ou importent à certains d’entre nous."

http://www.vacances-en-vendee.com/demeuredelapierre/images/AnimauxDeLaFerme.jpg

Par Mirabelle - Publié dans : Animaux - Communauté : Humanisme
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 08:12

http://www9.georgetown.edu/faculty/spielmag/images/echiquier1995.gifNous connaissons tous le rôle des partis politiques dans les systèmes politiques et qui peut se résumer en trois points essentiels:

- la détermination d'un programme et d'une ligne politique, afin de donner aux citoyens des repères dans chaque domaine, orientations et mesures qui doivent être négociées entre les différentes tendances internes et groupes d'intérêts qui entretiennent un lien privilégié avec un parti ( syndicats, grandes associations).

- l'analyse permanente de la situation du pays, le contrôle du pouvoir en place, et la proposition de solutions ainsi que ce qu'ils pensent de celles élaborées par le gouvernement, contribuant ainsi à la réflexion du citoyen en l'intéressant à la chose publique.

- la sélection des élites politiques et des professionnels qui gouvernent ou seront appelés à gouverner, assurant le filtrage des candidatures par le biais des investitures.


Ainsi, les partis politiques ont une fonction de médiation entre le peuple et le pouvoir politique.  Ils sont les représentants de la masse, les porte-parole des différents groupes qui constituent la société, ils portent des revendications sur la scène publique, et en discutent avec le pouvoir politique auquel il les présentent en les hiérarchisant et contribuent ainsi à réguler les intérêts contradictoires par leur expression et leur canalisation.


En France, leur image est cependant très mauvaise, et la science politique étrangère relève la faiblesse des travaux sur les partis politiques en France ainsi qu'à la structuration  de son champ de recherche où certaines branches organisationnelles ont été délaissées au profit d'approches "sociologiques".


Il faut relever un fait historique qui explique également leur faiblesse : leur structuration bien plus tardive que dans beaucoup d'autres pays européens. Pendant longtemps, les partis politiques ont été des structures simples destinées à faire élire des représentants jouissant d'une grande autonomie et jouant facilement des scissions. Ce n'est qu'au début du XXème siècle que les partis de gauche ont commencé à se structurer plus fortement, en éduquant les militants et recrutant de nombreux adhérents, à faire discuter et adopter des programmes politiques précis et à contrôler leurs élus.


La droite a résisté plus longtemps ne se regroupant jusqu'à la 2nde guerre mondiale que dans des partis de cadres et de notables, actifs seulement en période électorale pour organiser l'élection ou la réélection de leurs responsables autour d'un programme contraignant.


Il n'y a donc pas eu en France d'établissement de liens forts entre les partis politiques et la société civile.


Ce qui explique le nombre d'adhérents toujours faible sauf à de rares périodes d'effervescence collective ( à la Libération, au début de la Vème, et au début des années 80). Même si les taux d'adhérents diminuent dans la plupart des pays européens, ils restent nettement plus importants qu'en France.


De plus, selon une thèse exposée par Katz et Mair, les "partis établis" se seraient progressivement éloignés de leurs militants et de la société civile pour devenir des agences semi-publiques et centralisées, s'appuyant sur des moyens de communication moderne (sondages, consulting, nouveaux médias), et de plus en plus dépendants des ressources étatiques (et notamment du financement public), ils "s'entendraient" pour former une sorte d'alliance tacite visant à s'assurer le contrôle et le partage des ressources et à en exclure les formations nouvelles et concurrentes. Cette "cartellisation" aurait pour conséquence de favoriser le rapprochement programmatique des principales formations et de limiter la compétition politique, sans empêcher pour autant l'émergence d'organisations partisanes contestataires.


En fait, toujours selon ces deux auteurs, il n'y aurait pas déclin des partis politiques, mais leur évolution récente traduirait davantage une transformation organisationnelle liée à leur adaptation aux changements sociétaux, évolution qui remettrait en cause car ne permettant pas de rendre compte de manière satisfaisante, les typologies existantes : "parti de cadre", "parti de masse", "parti attrape-tout", "parti électoral professionnel".


Pour Katz et Mair, la crise pronostiquée s'apparenterait donc davantage à une crise des partis dans leur relation avec la société civile et par conséquent à une crise des partis de masse, plutôt qu'à une crise générale de la forme partisane.


Dans un prochain article, je reviendrais sur la typologie de ces différents partis.


Par Mirabelle - Publié dans : Politique - Communauté : Humanisme
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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 08:12

images.jpegPour une fois, je suis d'accord avec Daniel Cohn Bendit ... celui-ci vient de déclarer qu'à l'allure où vont les choses, 2012 pourrait bien être un 2002 à l'envers ... je partage entièrement cette opinion.

La crise, la grogne qui monte et donc le discours qui se radicalise, font le lit de cette probabilité. Marine le Pen pourrait bien se retrouver au second tour de la présidentielle.

D'ailleurs, pour avoir suivi récemment un débat sur France 2, dans son rôle, je l'ai trouvée excellente... et donc redoutable.

Mais qui est au juste Marine Le Pen ? un article sur Slate nous donne quelques pistes... et nous met en garde contre un populisme qui s'ancre de plus en plus un peu partout en Europe.

Alors au lieu de se lamenter, on ferait beaucoup mieux d' oser, de s'affirmer, d'assumer ... oui, nous avons des choses à dire et il faut les dire, avec force et conviction, en arrêtant de faire exactement comme le PS en 2002 qui s'est gratté le nombril en pleurant pendant des années et n'a cessé de décroître. Nous avons eu de mauvais résultats: dont acte. Il est  plus que temps pour le centre de cesser de s'épouiller ... d'ailleurs les anglais nous montrent l'exemple.

Par Mirabelle - Publié dans : Politique - Communauté : Humanisme
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 08:55

http://espritaveugle.e.s.pic.centerblog.net/2o2clanv.jpg

Dans le système de Rousseau, le gouvernement ne joue qu’un rôle subordonné. Rousseau distingue le souverain, peuple en corps qui établit les lois, et le gouvernement, groupe d’hommes particuliers qui les exécutent. La principale fonction du souverain est de faire les lois, qui ont une valeur religieuse et qui sont le reflet d’un ordre transcendant.
Le gouvernement est un simple agent d’exécution, les gouvernants sont les dépositaires du pouvoir, mais ils n’ont par eux-mêmes aucun pouvoir: simples officiers du souverain, ils exercent en son nom le pouvoir dont il les a fait dépositaires, et qu’il peut modifier, limiter et reprendre quand il lui plaît.

L’histoire des gouvernements qui suit l’institution de la société civile est celle d’une irrésistible dégradation. Bien loin d’enrayer la situation qui en avait provoqué l’existence, les gouvernements ne font qu’ajouter la servitude politique à l’inégalité sociale. Le contrat a été d’emblée compromis d’avoir été proposé par les riches: l’intérêt d’une partie ne peut se transformer en intérêt commun. La distinction des formes de gouvernement n’affecte pas la nature de la souveraineté.

Rousseau retrace à grands traits les destinées politiques de Rome, pour montrer que, certes, le gouvernement y a dégénéré, en se « resserrant » de la démocratie à l’aristocratie puis à la royauté et au despotisme. Aux cycles des gouvernements, il ne conserve que le schéma général du déclin. Le problème spécifique des constitutions, de leur altération respective et de la naissance qu’elles tiennent les unes des autres, est à peine pris en considération. Selon lui, les trois formes « simples » de gouvernement naissent, chacune spontanément, selon les différents degrés de l’inégalité pré-constitutionnelle et non pas au cours d’une évolution à partir d’un terme unique.

Le progrès de l’inégalité ne se définit pas par la « corruption des principes des trois gouvernements », telle que Montesquieu, à la suite des Anciens, l’avait précisée pour chacun des trois ou quatre régimes: elle se détermine par une loi universelle, énoncée dans le Contrat: la « pente à dégénérer » étant selon le Contrat un « vice inhérent et inévitable » des corps politiques, et dont Rousseau se borne à établir les trois degrés où elle s’applique successivement. Ces trois stades reprennent les choses de plus haut, puisque le premier se place au moment du pacte social.

Ce qui caractérise la volonté générale, comme volonté politique, c’est sa capacité à devenir particulière: c’est en cela qu’elle ne se transforme pas en volonté universelle. La distinction du souverain et du gouvernement est celle de la généralité de la loi et de la particularité des décrets qui l’appliquent. C’est pourquoi ils doivent être séparés: la volonté particulière du gouvernement menace de corrompre celle du souverain, et c’est du gouvernement que provient « la pente à dégénérer » des corps politiques, ainsi Rousseau exclut-il la démocratie, confusion du souverain et du gouvernement, qui ne pourrait convenir qu’à « un peuple de Dieux ».

Pourtant, sans le gouvernement, on se trouve dans une situation d’ « anarchie »: il faut que la généralité de la loi s’applique à la particularité des cas pour devenir réelle.

Lorsqu’il aborde la question du gouvernement, Rousseau retrouve les arguments relativistes de Montesquieu: ceux d’une politique du particulier, qui est une politique de l’existant. Rousseau passe en revue trois types de gouvernement:

            - la monarchie, dont il fait une vive critique, car « son but n’est point celui de la félicité publique, et la force même de l’administration tourne au préjudice de l’Etat ».

            - l’aristocratie, qui peut être héréditaire ou élective. L’aristocratie héréditaire est un système détestable, mais « c’est l’ordre le meilleur et le plus naturel que les plus sages gouvernent la multitude »;

            - enfin la démocratie, c’est à dire d’après la terminologie de Rousseau la confusion du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Ce type de gouvernement est pratiquement irréalisable et il présenterait d’ailleurs des dangers, car il n’est pas bon que celui qui fait les lois les exécute, ni que le corps du peuple détourne son attention des vues générales pour la donner aux intérêts particuliers.

Finalement Rousseau s’abstient de recommander telle ou telle forme de gouvernement: « chacune d’elle est la meilleure en certains cas ou la pire en d’autres ». Après avoir choisi un chemin si différent de Montesquieu, Rousseau n’est pas loin de conclure comme lui que la forme des gouvernements doit dépendre des situations locales, et qu’il est absurde de vouloir imposer partout une solution unique; ce relativisme apparaît clairement dans les écrits sur la Pologne et sur la Corse; d’autre part que le problème du gouvernement est secondaire et que le gouvernement a tendance à dégénérer, à trahir la souveraineté. Rousseau pense au fond comme Montesquieu, que les institutions ne sont rien sans les mœurs et il estime qu’il faut d’abord s’attacher à former les citoyens. Le grand problème pour Rousseau consiste à assurer la solidarité du corps social.

La politique n’a qu’un objet, rigoureusement déterminé: la liberté des citoyens associés. Une seule forme, la souveraineté du peuple, l’atteint; elle est donc la seule réponse possible au problème unique et parfaitement déterminé de la politique que Rousseau formule avec la plus grande précision: « trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et demeure aussi libre qu’auparavant. »

Rousseau a confiance dans l’Etat démocratique qu’il entrevoit nettement dans le suffrage universel, dans le gouvernement direct. Il a confiance dans la volonté générale qui absorbe l’individu, dans l’idéal de solidarité réalisé par l’Etat, dans l’âme de la collectivité.

Mais cependant, comme le remarque  G. Benrekassa, la rencontre de Rousseau avec ce qu’il croit être les réalités de l’Histoire, ou du moins avec ce que, selon lui, elle a pu réaliser du concept majeur de la théorie politique, provoque un redoutable choc en retour sur la théorie même. La volonté générale s’exprime par le vote, mais pour le droit « d’opiner, de proposer, de diviser, de discuter », le gouvernement « a toujours grand soin de ne le laisser qu’à ses membres ». Tout adepte de la démocratie et tout disciple de Rousseau est ici gravement alerté.

Par Mirabelle - Publié dans : Politique - Communauté : Humanisme
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 09:54

http://mailer.fsu.edu/~njumonvi/montesquieu%201.jpgJe reprends ici la suite du premier article en abordant le point de vue de Montesquieu .

 

Lorsque Montesquieu étudie les principes des trois formes de gouvernement,  les rapports des lois avec ces principes, la corruption de ces principes, les lois dans leur rapport avec la force défensive et offensive, les lois qui forment la liberté publique dans son rapport avec la constitution et dans son rapport avec le citoyen, la recherche qu’il entreprend élargit l’analyse qui découvre des rapports entre finances publiques et liberté, s’efforce de définir dans quelle mesure les institutions sont déterminées par le climat et la géographie physique, l’évolution de l’économie, du commerce, de la monnaie et de la banque, les conditions démographiques, la vie intellectuelle, morale, religieuse. Influences dont  Machiavel n’a pas tenu compte.

Classant chaque forme de gouvernement, Montesquieu parle d’abord de sa « nature » (la répartition institutionnelle du « pouvoir souverain », ce qui le fait être), puis de son « principe » (les passions spécifiques, la « modification de l’âme » requise chez les habitants comme étant le « ressort » qui fait fonctionner chaque mécanisme institutionnel, ce qui le fait agir). Il en distingue trois:

         - le gouvernement républicain: celui où le peuple en corps ou seulement une partie du peuple a la puissance souveraine: il existe donc deux formes distinctes de république, la république démocratique dont le principe est la vertu, c’est à dire la faculté pour chaque citoyen de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier, et la république aristocratique dont le principe est la modération dans l’usage de l’inégalité.

         - le gouvernement monarchique, où un seul gouverne mais qui ne se confond pas avec le despotisme car le monarque gouverne selon les lois fondamentales qui s’exercent grâce à des pouvoirs intermédiaires, son principe est l’honneur, c’est à dire l’esprit de corps, et ne se trouve donc pas entre les mains du monarque.

         - le gouvernement despotique, seul type de gouvernement qu’il condamne formellement, dont la nature est qu’un seul gouverne selon son caprice, sans lois ni règles. Son principe est la crainte. Derrière le despotisme, Montesquieu vise la monarchie absolue.

Montesquieu creuse la différence entre la monarchie et le despotisme (deux régimes d’un seul) en précisant que ce qui distingue despotisme de la monarchie, c’est la manière d’obéir: obéissance immédiate au despote, alors qu’obéissance différée dans la monarchie car les corps intermédiaires intercalent des délais entre la décision du prince et le moment où elle est obéie.

Il ne s’agit donc pas de nier que le Roi détienne le pouvoir suprême, mais de montrer que l’exercice de ce pouvoir lui impose des limites. Cette limitation provenant des effets rationnels du fonctionnement des différents corps intermédiaires. Et, le ralentissement qu’entraînent leurs interventions faites « de tempéraments, modifications, accommodements, termes, équivalents, pourparlers, remontrances » transforme la volonté despotique « capricieuse et momentanée » en une volonté raisonnable. Le pouvoir s’installe ainsi dans la durée, on n’a plus l’instabilité du caprice, mais des lois fixes et établies.

Ainsi, la distinction par Montesquieu de trois formes de gouvernement (république, monarchie, despotisme) rompt avec la typologie de la philosophie antique. La démocratie et l’aristocratie perdent leur autonomie, ne sont plus que des formes de la république.

Le classement traditionnel trialiste - monarchie, aristocratie, démocratie- n’est pas rejeté, mais il ne présente plus à ses yeux que le cadre extérieur et conventionnel au sein duquel se déploie désormais une pensée politique fondamentalement neuve.

Ainsi, les gouvernements se répartissent selon deux axes: le premier sépare les gouvernements anciens (républicains) de la modernité monarchique, le deuxième, faisant de la légalité la détermination principale du pouvoir, marque l’opposition entre les gouvernements d’un seul, qui deviennent des contraires: le despotisme est la forme corrompue ou déviée de la monarchie.

La dualité des gouvernements modérés et des gouvernements despotiques, qui s’est substituée, à la suite d’une transformation de la typologie de départ, domine le livre XI de l’Esprit des Lois, consacré à la liberté politique. C’est en effet le critère de la légalité qui permet de définir la liberté, « le droit de faire tout ce que les lois permettent ». La distinction traditionnelle, dont le critère est la participation au pouvoir, ne peut qualifier la liberté: « la démocratie et l’aristocratie ne sont point des Etats libres par leur nature », car le mot de liberté « n’exprime proprement qu’un rapport et ne peut servir à distinguer les différents gouvernements » (Pensées).

En fait, Montesquieu ne croit pas à la république, car pour lui, le temps des républiques est passé (L. Althusser). Ne connaissant que la démocratie directe des cités antiques, il la considérait comme impraticable dans les Etats modernes, de plus grande dimension et nécessairement monarchiques.

Lorsqu’il pense à une république, c’est à une république de « notables » (Althusser). Ses modèles favoris: monarchie anglaise, monarchie française antérieure à l’absolutisme, sont peu démocratiques, mais il y a l’exemple de Rome, démocratie selon le cœur de Montesquieu. Certes, pour lui le peuple est « entièrement incapable de prendre des résolutions actives » (XI, 6) et de « conduire une affaire »; mais il lui reconnait toujours la « capacité de se faire rendre compte de la gestion des autres » (II, 2) ou « pour choisir ses représentants » (XI, 6). Quand il déclare que « Dans l’Etat populaire, la liberté publique est une partie de la souveraineté » (XII, 2) il confirme que la théorie de la souveraineté populaire si développée chez Rousseau n’est pas absente chez lui.

( ce que nous aborderons la prochaine fois)...

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 09:39

 

J.S. BACH, Cantate de Pâques, BWV 4.
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 17:58

lechatnoir.jpg   

Situé au pied de la Butte Montmartre, le cabaret du Chat Noir, créé  après la défaite de La Commune, fut le lieu de rencontre du Tout-Paris à la fin du XIXème siècle.  Un chat noir traînait sur le chantier lors des travaux dans cet ancien  bureau de poste et  son nouveau propriétaire Rodolphe Salis  en fit ainsi la mascotte qui donna son nom au cabaret ...édifice consacré "aux Muses et à la Joie".

Très rapidement, poètes et chansonniers s'y produirent attirant la meilleure clientèle de Paris ... des tournées furent alors organisées dans toute la France.

Le Chat Noir fit école, et de nombreux cabarets de par le monde ont pris son nom, et son style donna ses lettres de noblesse au métier de cabaretier. 

Pour assurer la promotion du cabaret, Rodolphe Salis et Emile Goudeau créent alors la Revue Hebdomadaire Le Chat Noir, dans l'esprit fin de siècle, revue animée par les artistes se produisant au cabaret, eux mêmes. Emile Goudeau était le créateur du Club littéraire des Hydropathes ( ceux que l'eau rend malade) qui amena de nombreux artistes.

Une légende apparut autour de ce cabaret, qui aurait été un centre ésotérique et politique qui aurait attaché une grande importance aux symboles ésotériques cachés.

Aujourd'hui, un groupe tente de faire revivre ce cabaret ici ... un site  souvenir et documentaire  lui est également dédié.


Par Mirabelle - Publié dans : Arts - Communauté : Humanisme
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 16:18
Didier Goux a lancé il y a quelques temps, une chaîne à succès nous invitant à nous propulser dans le passé ... L'Hérétique et Thierry me proposent en choeur d'y participer, sans même utiliser de machine à remonter le temps, puisqu'elle n'existe pas, mais avec mon coeur,  simplement avec mon coeur ...

Ma démarche préliminaire serait cependant d'aller à la rencontre de Jules Verne, histoire de voir s'il ne pourrait pas nous l'inventer pour de bon, cette machine ...

Une fois la machine en route, c'est sans hésitation à ma grand-mère que j'irai rendre une petite visite... elle me manque tant  que je ne suis pas certaine qu'après cette rencontre j'aurais envie de revenir ...

(décembre 1962)Scan Pic0001
Je crois bien que je pourrais retrouver près d'elle mon père, qui fut, le temps de mon enfance, mon Dieu...

papa tuileries juin 1963 (Jardin des Tuileries, Juin 1963)


...et toute cette famille que je retrouverais dans l'atelier de peintre de mon arrière-grand-père à Roubaix ... dans cette maison où je me souviens qu'on entrait par une cour pavée, avec une fontaine, où on m'a lavé les mains et ma sucette, après m'être foutue par terre, dans ces années 60 où j'étais toute petiote mais dont je me souviens comme si c'était hier...  Je n'y suis allée qu'une fois mais cela a imprégné toute ma vie.

Peut être aurais-je le courage de reprendre mes esprits et d'aller prendre quelques conseils juridico-politiques auprès de Polybe, Ciceron et de Montesquieu, à qui je ne manquerais pas de demander ce qu'il pense de la séparation des pouvoirs aujourd'hui ... hum ...

Jésus ? Bouddha ?... oui, j'y ai bien pensé, mais il faut s'en garder un peu pour la fin, non ? Ces deux là, on est à près sûr de les retrouver le moment venu ... on ne peut pas déchiffer tous les mystères ici-bas ... L'Atlantide m'aurait également tentée ... mais ça fait vraiment loin !
http://lecheminsouslesbuis.files.wordpress.com/2009/09/atlantide_ile.jpg
Cependant, pour apaiser l'histoire de France, peut-être oserais-je me faire introduire auprès de Philippe Le Bel ? Mais ceci serait une autre histoire ...
http://4.bp.blogspot.com/_64zV9TZekoY/StREHB8tgQI/AAAAAAAAHSo/PioToCp5LQo/s400/super05.jpg
Par Mirabelle - Publié dans : Histoire - Communauté : Humanisme
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